«L'être vivant se définit par un ensemble de caractères, commun à tous les êtres vivants, et n'appartenant qu'à eux.
- l'échange actif de substances avec le milieu extérieur.
- La destruction et la reconstruction incessantes de formes organiques.
(…) Au cours de la photosynthèse, l'énergie solaire est captée par les végétaux et enclose dans leur propre substance. Récupérée par les animaux herbivores, puis par ceux qui les dévorent, cette énergie solaire est la source unique de toute énergie vivante.»
- La présence d'un code inducteur fixe, caractéristique de chaque espèce, de chaque individu, mais dont l'expression peut être inhibée ou libérée sous l'effet d'informations provenant de l'environnement.
Michel bounan - Le temps du sida
Le langage humain est une illusion sonore à l'instar d'une illusion d'optique. Chaque syllabe utilisée est une illusion sonore dont le cerveau est le plus mauvais traducteur, le pire des interprètes.
Chaque interprétation est une illusion sur ce qui a été appris par l'être humain afin de satisfaire les leçons du langage humain formé de syllabes.

L'illusion optique est le trajet que parcourt l'½il lorsque ce dernier restitue un monde en relief. L'illusion sonore est le trajet que parcourt l'oreille lorsque cette dernière restitue un différence de pression, du bruit, considéré comme un langage. L'illusion syllabique est le trajet que parcourt le langage lorsqu'il croit qu'il est en train de penser, c'est-à-dire lorsqu'il croit que le sens est le résultat logique de la pensée.

Chaque son (onde) naturel et non naturel affirme un langage potentiel. Tout ce qui est entendu, vu et perçu est une vibration (cycle), une fréquence (oscillation), une résonance (onde), la source étant biologique, chimique, physique.., dont la différence a pour but de produire une interprétation selon un mode de compréhension définit par un langage qui détermine le sens.
Le principe du monde est organique, c'est une vie biologique. Tout ce qu'il contient fonctionne selon les principes biologique et chimique actifs qui construisent/détruisent constamment la structure du système vivant. Ainsi les sons ne produisent pas nécessairement des "informations", ils sont aussi la construction/destruction constante d'un monde dans lequel ils sont immergés.
Chaque son, chaque vibration devient un langage récursif qui se mélange perpétuellement sans jamais s'arrêter et nous pousse, par une bien mauvaise habitude, à interpréter cela d'abord comme un langage potentiel et, ensuite, pour ce qu'il prétendrait être réellement : une description de la réalité appuyée par une constante logique.
La vie est mais une vibration. L'être humain transforme les éléments naturels qui l'entoure en une organisation (structure) différente. Sons, vibrations, fréquences ne sont pas ce qu'ils représentent réellement ; l'être humain choisit le langage pour les analyser et, en conséquence, le monde. Ce qui est en rapport avec tout cela est une présentation non une représentation.
Le cerveau s'adapte toujours au mode de compréhension logique établi par une entité quelconque et il engendre ce qu'il lui a été ordonné de comprendre. La question de la limite de la connaissance est donc, non pas dans une frontière quelconque (infiniment grand, infiniment petit, conversion matière/particules) mais dans la manière dont le cerveau est utilisé pour diriger et gérer la connaissance.
Les vibrations sont un système du vivant. Voir chaque vibration comme une matière, une matière indéfinie dont la substance intrinsèque change constamment.
L'endroit d'où l'être humain vient est un mouvement, une vibration, un changement constant. La vibration est une vie parfois chimique, parfois biologique, parfois physique dont la différence produite par les mouvements de la connaissance crée la sensation d'un monde qui posséderait plusieurs dimensions.
Percevoir des dimensions là où il n'y en a pas. Ce qui vibre est ce qui reste...
