première version : il y a quelques mois...
modifiée le 29/04/07
Ce texte est un développement d'une critique des commentaires écrits à partir d'un texte de Patrick Mignard sur le site l'en-dehors, critique que j'ai lancée et dont toto2 m'a demandé un développement, le voici.
Le texte a été entièrement remanié suite à la session rituelle paranoïaque critique : mais que me veulent-ils tous à la fin ? réalisée ce dimanche 29 avril 2007.
Le système marchand tel qu'on le connaît dans les milieux critiques n'est jamais rien d'autre qu'un produit qui est ressassé, revendu à qui veut bien l'entendre.
Toute personne un temps soit peu en-dehors de ce système apprend assez rapidement qu'elle est victime de ce dernier et qu'il n'y a pas d'autres solutions que de le combattre puisque nous en sommes tous et toutes les victimes potentielles. Il suffit, grâce à une rhétorique bien huilée, d'expliquer, de révéler ce processus de victimisation et ainsi montrer en quoi il faut le combattre, le renverser pour que, enfin, nous puissions véritablement être maîtres de nous mêmes à nouveau et ne plus en être les victimes.
Mais voilà, voilà que si l'analyse politique et rhétorique peut être plaisante, percutante et vraie elle n'en oublie pas moins les bases puissantes qui ont forgé, fabriqué ce système de toutes pièces. Telle est la tentative irréaliste de ce texte, essayer de montrer quelles sont ces bases puissantes pour ne pas dire concepts sur lesquelles s'appuient ce système marchand. Vouloir détruire un système uniquement par la voie politique et rhétorique est insuffisant, il faut aussi connaître sa culture, ses préceptes et ses concepts comme ces relations et ses habitudes et ce n'est qu'une fois que ce travail aura été fait qu'il sera possible d'entrevoir le moyen de le détruire en le remplaçant par une autre culture, par d'autres concepts lesquels sont, pour aujourd'hui encore, impropres et considérés parfois comme dangereux...
C'est peut-être cela qui inquiète le plus les plus éclairés. Ils le savent bien que c'est ce prix-là qu'il faudra payer. Et c'est aussi peut-être cela que la plupart ne veulent pas voir d'où le fait qu'ils resteront toujours à l'intérieur de ce système tout en le critiquant. Enfin c'est bien pour ces mêmes raisons que ce système marchand n'est pas prêt de disparaître parce que cela demanderait trop aux uns et aux autres et, au final, tout le monde préfère se contenter de cela sans jamais vraiment oser penser sa disparition et toutes les conséquences qu'elle entraineraît.
Vouloir renverser un système même marchand revient à en modifier sa culture d'autant plus que ce dernier s'est forgé pendant de longs siècles et c'est bien à travers ces siècles qu'il va falloir chercher les origines, les points saillants qui ont constitué, fabriqué cette culture. Toute critique qui voudra se défaire de ce système devra donc se défaire de sa propre culture or comme il existe très peu de cultures différentes il n'y a presque pas de point d'appui pour s'orienter à peu près correctement.
Essayons donc de dénicher ces point saillants à travers des thèmes bien connus. Comment s'est fabriqué ce fameux système ? Comment la propriété privée qui renvoie à la notion de clôture est-elle devenue l'enjeu même de notre société ? En quoi la création du moteur à explosions à modifier notre rapport au monde à travers les échanges économiques ? Quel est le principe qui a rendu la quantité plus importante que la qualité ? Sommes-nous devenus des êtres intérieurs aux façades vidées de sens, de significations ? L'homme est-il vraiment incomplet s'il ne travaille pas ; la société peut-elle s'engager dans de nouvelles normes en-dehors de celle du travail ? Le système marchand veut-il modifier le système écologique ? Clôture, moteur, quantité, intériorité, incomplet sont quelques-uns des traits les plus saillants qui aident à la formation de ce système basé sur la marchandise. Or notre aperçu sur la culture du système marchand serait incomplet si nous omettons de le placer au coeur d'un autre système : le vivant.
La suite de ce présent texte va se borner à lister quelques uns de ces points saillants, de ces concepts qui ont marqué durablement la culture du système marchand et, en conséquence, notre culture. Ce n'est qu'une ébauche et un aperçu qui s'inspire de travaux plus complets que l'on consultera avec profit bien entendu quand les références existent.
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