La lecture du livre de François Dagognet : l'industrie de notre monde, pourquoi et comment ? est la principale source d'inspiration de ce texte.
Autre concept anodin qui définit le principe même de nos moteurs mais là encore, il faut bien saisir les changements apportés par ce concept. Le principe de la machine à vapeur est relativement simple mais ses conséquences ont plus que transformé nos vies. Le principe revient à transformer de l'énergie (de la vapeur d'eau) en force motrice (mouvement de translation). La vapeur d'eau coincée à l'intérieur de pistons cherche à s'évacuer, à sortir. En passant à l'intérieur du piston, elle pousse ce dernier qui occupe une certaine place que la vapeur d'eau ne possède pas. Et ainsi de suite...
Par ce simple mécanisme la vapeur d'eau couplée au piston, il est créé un mouvement de translation que reproduit la bièle. Il suffira de coupler ce mouvement de la bièle à une roue ou à une courroie et on crée un mouvement rotatif. Le tour est joué...
De nombreuses techniques ont dû être trouvées puis améliorées afin de transmettre ou de produire une force par la translation, la transmission d'une mouvement linéaire, alternatif vers un mouvement circulaire afin de créer des outils de forage, de transformation, de transport. C'est par la maîtrise de la force thermique que l'on obtient une force motrice qui entraînera, elle même d'autres éléments par le biais de roues, de poulies, d'engrenages qui eux-mêmes développent ou amoindrissent la force, la vitesse, l'accélération continue ou non afin d'obtenir le résultat voulu suivant les besoins : le façonnage d'une pièce ou le transport de celle-ci.
La maîtrise de la source énergétique développant une force continue en temps et en vitesse a permis une indépendance totale des infrastructures d'extraction, de production et de fabrication ce qui a favorisé le développement de multiples sociétés commerciales spécialisées dans une tâche précise : la société de forage, la société de transport, la société de transformation de la matière première, la société de production et de distribution.
Lorsque ces techniques ont donné un rendement suffisant, de nouvelles techniques s'ajoutèrent afin de les contrôler, nouvelle maîtrise des charges électriques nécessitant des matériaux conducteurs (passage de la charge), des condensateurs qui délivrent cette charge au moment voulu avec enclenchement ou non d'un mouvement mécanique et des accumulateurs (piles) qui conservent cette charge électrique d'une manière indépendante hors de sa source ; naissance de l'automate.
Voie royale vers l'électronique qui analyse les variations de grandeurs des champs électriques pour transmettre ou capter des informations de type pulsionnel et son corrélatif nécessaire le langage binaire qui a, lui, ouvert le chemin de l'informatique grâce à l'algèbre de Boole avec laquelle il est désormais possible de transposer un modèle de calcul logique vers des circuits électriques puis électroniques. En disposant les composants électroniques en montage parallèle ou/et en série et en maîtrisant le passage de la charge électrique il est possible de réaliser physiquement des opérations logiques et mathématiques voire même de conserver ces opérations logiques sur un support différent et de les retrouver ultérieurement grâce à un système de lecture/stockage.
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